Maladies sexuellement transmissibles : HPV Papillomavirus

Les Maladies Sexuellement Transmissibles (MST) touchent principalement les organes génitaux internes et externes, et nécessitent un dépistage andrologique de première intention.

Ce bilan comprend un interrogatoire et un examen clinique complet (centré sur les organes génitaux externes et internes), et pourra nécessiter des examens complémentaires auprès d’un laboratoire d’analyses médicales spécialisé dans ce dépistage des MST (importance des prélèvements après massage prostatique « appuyé »).  Des explorations d’imagerie médicale pourront être également envisagées, ainsi qu’une péniscopie. On pourra ainsi mettre en évidence une blennoragie (gonocoque), une syphilis (tréponème), une tuberculose (bacille de Koch), d’autres germes moins spécifiques (Staphylocoques dorés...), des mycoplasmes ou chlamydiae, des Trichomonas forme ronde (Parasite), le sida (HIV/VIH : virus de l’immunodéficience humaine), une condylomatose vénérienne (HPV/papillomavirus), une hépatite (A B ou C), une mycose (champignons), ou l’absence d'agent infectieux.
 

Un traitement spécifique chez l’homme examiné sera envisagé, mais aussi systématiquement chez toutes (tous) les partenaires si l’on veut rompre la chaine d’infestation. La fréquence croissante des multi infestations (association de plusieurs agents pathogènes) nécessite une vigilance toute particulière et des équipes de diagnostic performantes.

Ces multi-infestations sont liées à la mixité sexuelle et à la baisse des défenses immunitaires en rapport avec l'accroissement de la fatigue, des pressions sociales et du stress. Une multi thérapie, adaptée à chaque agent infectieux, de durée suffisante (risques des traitements minutes), est alors proposée à tous les "acteurs sexuels". Une mise au repos de toutes les activités sexuelles est conseillée, ainsi que certains conseils hygièno-diététiques pour diminuer l'inflammation des voies génitales.