Cancer de la prostate

  • Et le cancer de la prostate ?

 

Le dépistage précoce du cancer de la prostate est toujours d’actualité, et se fonde sur 3 examens simples à l’approche de la cinquantaine : le toucher rectal, une analyse de sang au laboratoire (PSA et PSA libre/total), et une échographie vésico-prostatique par voie transrectale (Bilan plus précoce 40-45 ans si antécédents de cancer de la prostate familial). C’est sur l’existence d’un doute sur ces 3 examens réunis, que l’on pourra proposer une IRM fonctionelle de la Prostate dont la spécificité est importante et qui permet en plus de l'apport diagnostique, de préciser d'emblée le degré d'extension des lésions. Cette IRM permet de mieux poser les indications des biopsies prostatiques (examen habituellement non invasif), qui seules permettent d’affirmer ou non la présence de cellules cancéreuses et leur degré d'agressivité (Score de Gleason).

 

Nous disposons maintenant de deux examens de dépistage du cancer de la prostate par simple prélèvement urinaire avec massage prostatique. Ils permettent de détecter le PCA3 (ARN Messager spécifique des cellules cancéreuses prostatiques), ainsi que le (-2)Pro PSA et le PHI (Prostate Health Index), dans les urines.

 

Vient ensuite le bilan d’extension des lésions (IRM fonctionelle Prostatique, biopsies prostatiques, scanner thoraco-abdomino-pelvien, Scintigraphie osseuse…), et ce n’est qu’en fonction de l’âge du patient, de l’évolutivité du cancer, de l’agressivité des lésions histologiques, de l’extension des lésions, et des souhaits du patient (complications liées aux traitements...), que l’on pourra lui proposer après une réunion de concertation pluridisciplinaire (Urologue + Radiothérapeute +Chimiothérapeute...) la chirurgie (plusieurs modalités (robotique...)), la radiothérapie (également plusieurs modalités) ou des traitements médicaux (hormonaux, anticancéreux…) plus ou moins associés en fonction du cas particulier, voire une simple "surveillance active", associée à un renforcement du système immunitaire.